Archives pour février, 2008
Le plus grand terminal aéroportuaire au monde inauguré à Beijing (Pékin).
29/02/08
Une centaine d’hectares, c’est la taille du nouveau terminal aéroportuaire inauguré le 29 Février 2008, conçu notamment pourfaire face au demi-million de touristes attendus pour les Jeux olympiques.

Les six premières compagnies aériennes (Sichuan Airlines, Shandong Airlines, British Airways, Emirates, Qantas et El Al Israel Airlines) ont déjà commencé à y travailler, les autres (Au total il devrait en accueillir 26), dont Air China et Lufthansa, s’y installeront à partir du 26 mars.
L’aéroport de Beijing (Pékin), qui est le plus fréquenté de Chine, a transporté 53,47 millions de passagers l’année dernière, se ainsi classant parmi les dix premiers mondiaux. Grâce à ce nouveau terminal, l’aéroport aura la capacité de transporter 76 millions de passagers par an. Lancée il y a quatre ans, la construction a coûté 2,7 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) et mobilisé quelque 50 000 ouvriers.

Le directeur adjoint de l’Administration de l’aviation civile de Chinoise,Yang Guoqing, à indiqué que le volume de passagers devrait dépasser 60 millions de personnes cette année, soit sept ans plus tôt que prévu.
Des ingénieurs chinois formés à la française
29/02/08
Extrait d’un article publié sur Aujourd’hui la Chine :
Désireuses de fournir aux entreprises implantées en Chine des ingénieurs formés « à la française, les grandes écoles multiplient leur offre de formations dans ce géant asiatique
(…) L’Ecole des mines de Paris, membre de ParisTech qui réunit 10 écoles d’ingénieurs, dont Polytechnique et Ponts et Chaussées, a ainsi démarré cette semaine, à l’Université de Tsinghua, à Pékin, la partie chinoise de deux « mastères spécialisés » en management de l’environnement et de l’énergie, en partenariat avec une autre école d’ingénieurs, l’Insa de Lyon.
(…) Les 19 étudiants inscrits dans ces deux formations dispensées en anglais – accessibles à bac +5, aboutissant à un diplôme de niveau bac +6 - ont d’abord passé quatre mois ensemble en France et s’apprêtent à étudier quatre autres mois dans la capitale chinoise, avant un stage de 6 mois.(…) Une initiative qui s’inscrit dans la lignée de celle de l’Ecole Centrale, qui a créé, en septembre 2005 à Pékin, une formation totalement « off-shore », en 6 ans, pour étudiants chinois. (…) Le « plus » d’un Chinois passé par une Grande école ? « La rigueur, le niveau d’études et surtout le management« , assure Alain Storck, directeur de l’Insa de Lyon.
(…) Fan Jie, l’une des étudiantes, avoue avoir été attirée par la formation parce qu’elle « l’aidera à devenir manager dans une entreprise ». (…) Parmi les fossés culturels rencontrés, un de ses camarades, Zhang Xiaowen, 24 ans, cite le fait qu’en « Chine, on a dû mal à dire ‘non’ directement ». Après « quatre mois passés en France, il « s’y est un peu habitué », sourit-il.
Les salaires du développement offshore / nearshore
27/02/08
De nombreux critères sont importants lors du choix d’une destination offshore. Par exemple le nombre de ressources disponibles dans le pays, la qualité des infrastructures, le système éducatif, le système économique et politique, le niveau de formation des ingénieurs ou encore leur salaire sont autant de paramètres à prendre en compte.
La réduction des coûts est l’une des motivations premières d’une entreprise qui fait appel à l’offshore. Cette réduction dépend en partie de la rémunération qu’il faudra verser aux ingénieurs locaux.
Nous allons donc faire ici un petit tour des salaires des principales destinations offshores.

Salaire du développement offshore en Europe de l’est et Afrique du sud

Sur le graphe ci-dessus ne sont pas présent la Tunisie et le Maroc qui ont un niveau de salaire équivalent à la Russie ou à la République Tchèque. De même Madagascar et l’île Maurice ont des coups très faible, inférieur à ce qui se pratique en Inde (par contre infrastructure, nombre de ressource, niveau de formation sont moins bon).
Dans cette zone les pays attrayant sont la Roumanie et la Slovaquie qui se développent de plus en plus dans le secteur des services informatique. La Roumanie, comme le Maroc et la Tunisie, à l’avantage de fournir de nombreuses ressources francophones. La Russie est également intéressante pour ces coûts réduits et le niveau de son enseignement.
Salaire du développement offshore en Amérique (Sud, Nord)

Le Canada est une destination très attractive pour les USA pour son niveau de compétences, sa proximité, et des coûts environ deux fois moins chèrs.
Les pays d’Amérique du Sud (Costa Rica, Mexique, Brésil ou Argentine) présentent un niveau de salaire équivalent à ce qui se fait en Europe de l’Est. Le niveau de compétences y est bon (notamment en Argentine) mais pour le moment ils s’intéressent essentiellement au marché Américain.
Salaire du développement offshore en Asie

Le Vietnam est clairement la destination la moins chère, par contre la qualité n’est pas encore tout à fait au rendez-vous. Il y a un manque de ressources compétentes et les infrastructures doivent être améliorer.
La Chine et l’Inde font jeu égal sur ces chiffres datant de 2005 même si aujourd’hui la Chine est moins chère. Les deux pays fournissent un grand nombre de ressources ayant un bon niveau de formation. L’avantage linguistique et culturel est du côté de l’Inde mais les salaires sont amenés à y augmenter rapidement.
Récapitulatif et prévision pour 2010
| Pays | Salaire moyen en 2005 ($) | Salaire moyen en 2010 ($) |
| Vietnam | 5,503 | 7,827 |
| Chine | 8,455 | 11,972 |
| Inde | 8,485 | 12,877 |
| Thaïlande | 9,651 | 11,686 |
| Philippines | 10,736 | 14,918 |
| Romania | 13,708 | 17,329 |
| Brésil | 14,087 | 18,324 |
| Slovaquie | 14,786 | 18,163 |
| Russie | 17,882 | 25,316 |
| Malaysia | 18,564 | 23,024 |
| Costa Rica | 18,641 | 26,39 |
| République Tchèque | 19,125 | 26,203 |
| Mexico | 19,427 | 24,559 |
| Hongrie | 22,76 | 30,172 |
| Pologne | 26,38 | 34,152 |
| Afrique du sud | 31,957 | 38,881 |
| Israël | 32,599 | 37,975 |
| Singapour | 36,7 | 43,169 |
| Canada | 37,589 | 45,513 |
| Ireland | 48,178 | 56,396 |
Capgemini intéresse les indiens
15/02/08
Capgemini attise l’appétit des Indiens. Il y a de cela quelques mois une rumeur circulait faisant part d’un possible rachat de la SSII française par Wipro, une des plus importantes SSII indienne. En juillet 2007 c’était Infosys qui était intéressé.
Aujourd’hui le Times parle d’une possible fusion entre Capgemini et l’indien Reliance Communications. Les sociétés auraient entamé il y a quelques mois des discussions en vue d’un rachat de la SSII française mais aucun accord n’ayant été trouvé sur le prix, la transaction n’aurait pas été plus loin.
Rumeur ou réalité, une chose est sûr les indiens devrait augmenter de manière significative leur présence en Europe au cours de cette année 2008. De là à racheter Capgemini ….
AMD ouvre un centre de recherche et développement à Chengdu en Chine
4/02/08
AMD, le deuxième plus grand fabricant de semi-conducteurs après Intel, s’installe en Chine en établissant un centre de recherche et développement à Chengdu.
L’entreprise fournira des puces à la plupart des web bars et des centres informatiques de la ville. L’arrivée d’AMD à Chengdu devrait y favoriser le développement de l’industrie des nouvelles technologies.
Petit tour d’horizon des destinations offshores
4/02/08
Voici un petit tour des destinations offshores qui pourrait intéresser les entreprises prêtent à franchir le cap.
L’Afrique
Deux régions y sont très attractives, le Maghreb (avec le Maroc et la Tunisie) et les îles de l’océan indien (avec Madagascar et l’île Maurice). Leur points forts, la pratique du français et la proximité culturelle. Ces destinations sont davantage accessibles aux PME françaises.
Le Maroc arrive en tête des implantations au Maghreb et cela grâce au programme lancé par le gouvernement marocain, Emergence 2010, où tout est fait pour attirer les Européens. Les coûts y sont deux fois moins importants qu’en France avec de bons ingénieurs qui ont souvent suivi leurs études en France. La Tunisie quand à elle, attire par son système éducatif connu pour son élitisme et par la qualité de ses ingénieurs. Sa faiblesse, la qualité de ses infrastructures que le gouvernement commence à améliorer(voir : Opportunités Nearshore en Tunisie, les SSII françaises intéressées).
De l’autre coté du continent nous trouvons l’île Maurice et Madagascar. Leur point fort, des coûts très bas aux alentours de ce qui se fait en Inde. L’île Maurice a surtout développé des compétences autour des nouvelles technologies, Java, J2EE, et.Net, tandis que Madagascar est davantage orientée « anciennes » technologies. Les points négatifs y sont les infrastructures qui ne sont pas encore très bien développées et le nombre d’ingénieurs formés chaque année qui reste assez faible.
L’Europe de l’est
Même si la réduction des coûts y est moins importante qu’en Asie, la Roumanie, la Pologne ou la Hongrie profite de leur appartenance à l’union Européenne. L’Europe de l’est est reconnue pour l’excellence de ses formations scientifiques. La formation qui y est dispensée rivalise avec celles des indiens et des occidentaux.
Leur plus gros point fort est d’être européen et donc proche sur le plan géographique (pas besoin de visa) mais surtout culturel et juridique. On va y chercher une plus grande sécurité à l’exemple des grandes banques françaises qui ont fait ce choix pour la confidentialité des données.
Pour nous français, la Roumanie a l’avantage de porter un grand intérêt à la langue française et il est très facile de trouver des ingénieurs parlant un français parfait.
La Russie
Nouvel arrivant dans le grand jeu de l’offshore, la Russie va devoir être prise au sérieux car elle possède de nombreux atouts. Comme en Europe de l’est, la qualité de l’enseignement scientifique y est très élevé mais elle a en plus l’avantage de former chaque année un grand nombre d’informaticiens de très bon niveau. Les coûts salariaux y sont similaire à ceux de la Tunisie.
L’Asie
L’Inde reste le leader mais la Chine avec ses ressources inépuisable arrive à grand pas. Le Vietnam commence à se développer dans le secteur avec comme avantage de pouvoir proposer des ingénieurs francophones même si la pratique du Français y perd du terrain face à celle de l’anglais.
L’Inde a, depuis une vingtaine d’année, rodé ses processus industrialisés et offre une large gamme de prestations. Tata Consultancy Services (TCS), Infosys, ou Wipro, rivalisent avec les SSII occidentales. De l’informatique de gestion à l’informatique technique, en passant par l’externalisation de processus métier ou BPO (Business Process Outsourcing), l’expertise indienne est complète.
Du côté du grand rival chinois, le gouvernement met en place une politique très agressive à grand coup de défiscalisation pour attirer les grands clients occidentaux et ainsi être le leader d’ici 5 ans. Le nombre d’ingénieurs formés chaque année y est supérieur à celui de l’Inde pour un niveau de formation comparable et des coûts inférieurs. Pour le moment les clients restent en majorité japonais et américains. Les SSII françaises sont encore peu présentes dans ces pays. Pour plus de détails voir l’article : Inde ou Chine, qui sera le futur leader de l’offshore ?