Petit tour d’horizon des destinations offshores
Voici un petit tour des destinations offshores qui pourrait intéresser les entreprises prêtent à franchir le cap.
L’Afrique
Deux régions y sont très attractives, le Maghreb (avec le Maroc et la Tunisie) et les îles de l’océan indien (avec Madagascar et l’île Maurice). Leur points forts, la pratique du français et la proximité culturelle. Ces destinations sont davantage accessibles aux PME françaises.
Le Maroc arrive en tête des implantations au Maghreb et cela grâce au programme lancé par le gouvernement marocain, Emergence 2010, où tout est fait pour attirer les Européens. Les coûts y sont deux fois moins importants qu’en France avec de bons ingénieurs qui ont souvent suivi leurs études en France. La Tunisie quand à elle, attire par son système éducatif connu pour son élitisme et par la qualité de ses ingénieurs. Sa faiblesse, la qualité de ses infrastructures que le gouvernement commence à améliorer(voir : Opportunités Nearshore en Tunisie, les SSII françaises intéressées).
De l’autre coté du continent nous trouvons l’île Maurice et Madagascar. Leur point fort, des coûts très bas aux alentours de ce qui se fait en Inde. L’île Maurice a surtout développé des compétences autour des nouvelles technologies, Java, J2EE, et.Net, tandis que Madagascar est davantage orientée « anciennes » technologies. Les points négatifs y sont les infrastructures qui ne sont pas encore très bien développées et le nombre d’ingénieurs formés chaque année qui reste assez faible.
L’Europe de l’est
Même si la réduction des coûts y est moins importante qu’en Asie, la Roumanie, la Pologne ou la Hongrie profite de leur appartenance à l’union Européenne. L’Europe de l’est est reconnue pour l’excellence de ses formations scientifiques. La formation qui y est dispensée rivalise avec celles des indiens et des occidentaux.
Leur plus gros point fort est d’être européen et donc proche sur le plan géographique (pas besoin de visa) mais surtout culturel et juridique. On va y chercher une plus grande sécurité à l’exemple des grandes banques françaises qui ont fait ce choix pour la confidentialité des données.
Pour nous français, la Roumanie a l’avantage de porter un grand intérêt à la langue française et il est très facile de trouver des ingénieurs parlant un français parfait.
La Russie
Nouvel arrivant dans le grand jeu de l’offshore, la Russie va devoir être prise au sérieux car elle possède de nombreux atouts. Comme en Europe de l’est, la qualité de l’enseignement scientifique y est très élevé mais elle a en plus l’avantage de former chaque année un grand nombre d’informaticiens de très bon niveau. Les coûts salariaux y sont similaire à ceux de la Tunisie.
L’Asie
L’Inde reste le leader mais la Chine avec ses ressources inépuisable arrive à grand pas. Le Vietnam commence à se développer dans le secteur avec comme avantage de pouvoir proposer des ingénieurs francophones même si la pratique du Français y perd du terrain face à celle de l’anglais.
L’Inde a, depuis une vingtaine d’année, rodé ses processus industrialisés et offre une large gamme de prestations. Tata Consultancy Services (TCS), Infosys, ou Wipro, rivalisent avec les SSII occidentales. De l’informatique de gestion à l’informatique technique, en passant par l’externalisation de processus métier ou BPO (Business Process Outsourcing), l’expertise indienne est complète.
Du côté du grand rival chinois, le gouvernement met en place une politique très agressive à grand coup de défiscalisation pour attirer les grands clients occidentaux et ainsi être le leader d’ici 5 ans. Le nombre d’ingénieurs formés chaque année y est supérieur à celui de l’Inde pour un niveau de formation comparable et des coûts inférieurs. Pour le moment les clients restent en majorité japonais et américains. Les SSII françaises sont encore peu présentes dans ces pays. Pour plus de détails voir l’article : Inde ou Chine, qui sera le futur leader de l’offshore ?