Tiré d’un article paru dans « les echos« .

La plupart des SSII tricolores (Capgemini, Atos Origin, Steria…) ont pris le train de l’« outsourcing » (sous-traitance) en marche en délocalisant une partie de leurs activités en Inde.

(…) Pourtant, tous les investisseurs français n’ont pas encore véritablement pris la mesure de l’explosion de ce gigantesque marché.

(…)Malgré la hausse des salaires (+ 15 % en 2007), la sous-traitance a encore le vent en poupe. Mais, hormis Capgemini, qui a passé le cap des 17.000 salariés grâce au rachat de l’indien Kanbay fin 2006, les SSII françaises restent en retard. Selon Nasscom, l’association indienne des sociétés de logiciels, les Etats-Unis ont délocalisé en Inde 2,8 % de leurs ressources en personnel dans les services informatiques, le Royaume-Uni 5,9 %, l’Allemagne 1 % et la France 0,2 %.

(…)Atos veut porter ses effectifs dans le pays de 2.300 à 6.500 employés en 2009 et cherche à y effectuer une acquisition.

Avec la reprise de la firme britannique Xansa en 2007, le français Steria compte désormais 27 % de son personnel en Inde, sur un total de 20.000 salariés, et veut passer à 40 % d’effectifs offshore en 2010. « L’Inde est une fabuleuse opportunité pour nous aider à gagner en productivité, alors qu’on est en Europe sur un marché sous pression au niveau des prix. Un ingénieur indien gagne 6.000 à 7.000 euros par an, contre 35.000 euros pour un ingénieur débutant en France », explique François Enaud (…)