Archives pour juin, 2008
Séminaire VALTECH : Les méthodes Agiles dans les Projets IT
18/06/08
Petite promo pour un séminaire gratuit organisé par Valtech se tenant à la défense où agilité et offshore seront abordés.

Les méthodes Agiles dans les Projets IT
Jeudi 26 juin 2008 / Paris la Défense
Paris La Défense – Tour Cœur Défense – 8h30 à 12h00 – Séminaire Gratuit
Devant la complexité de conduite du changement, ce séminaire vous présente comment Valtech accompagne ses clients dans l’adoption de ces méthodes sur des projets souvent externalisés, partiellement ou en totalité, parfois offshore parfois en équipe intégrée.
Vous êtes Directeur du Système d’Information, Directeur de Projet, Chef de Projet MOE ou MOA, Responsable Méthodes, Architecte Technique, Team Leader, Responsable de Cellule de Tests…
Profitez des méthodes Agiles pour :
- Mettre en œuvre des projets multi-sites
- Maximiser la production de plus-value métier
- Bénéficier d’un meilleur retour sur investissement (ROI)
Programme :
- 08h30 – 09h00 : Accueil petit déjeuner
- 09h00 – 10h00 : Plus de maîtrise, plus de valeur, plus tôt et plus vite avec les méthodes Agiles
Ce qu’attendent les organisations prêtes à remettre en cause leurs processus de développement, c’est dans un premier temps une meilleure maîtrise. Elles recherchent également à livrer plus tôt et plus vite pour maximiser leur ROI. Ce ROI peut prendre plusieurs formes, nombres d’entre elles étant adressées soit par les approches Agiles, soit par l’externalisation offshore, nearshore ou en mode co-sourcing.
David Gageot – Directeur Technique – Valtech Technology - 10h00 – 11h00 : Vers une organisation projet adaptée aux nouvelles contraintes des équipes multi-sites
Certains processus d’ingénierie sont partagés entre le site local et l’offshore d’où la nécessité de clairement définir les types de responsabilité pris par les rôles impliqués dans telle ou telle activité et avec quelles responsabilités. De plus, le degré de confiance envers le site distant fluctue dans le temps et conduit parfois à des dépenses non prévues pour contrôler le résultat des activités les plus critiques. Dans ce cas l’organisation du projet doit évoluer vers un modèle d’organisation multi-sites mieux adapté avec de nouveaux rôles.
Hubert Gillon – Delivery Manager – Valtech Technology
- 11h00 – 12h00 : Retour d’expérience
Notre client présentera son retour d’expérience en tant qu’éditeur de logiciel, dans la mise en place des méthodes Agiles dans un contexte d’externalisation offshore.
Vincent Eggen – R&D Manager – Odyssey Financial Solutions
Pour vous inscrire c’est ici : Inscription
Création d’une entreprise en Chine
16/06/08
En Chine, les autorités font clairement la différence entre les entreprises chinoises et les entreprises étrangères. Il existe trois types de structure juridique permettant à des étrangers d’investir en Chine, que ce soit seul ou bien avec un partenaire chinois.
Pour ce qui est de la fiscalité, depuis 2007, un taux unique d’imposition 25% est fixé sur les revenus des entreprises chinoises et étrangères.
Le bureau représentatif.
C’est une extension d’une société déjà existante. Il ne constitue pas une entité juridique et est essentiellement une structure de liaison avec le siège situé dans le pays d’origine. Le chef du bureau de représentation en Chine est légalement responsable des activités de la structure. Il n’est pas nécessaire que cette personne réside en Chine.
C’est le statut le moins onéreux, le plus flexible et le plus simple d’un point de vue administratif. Il permet de limiter au maximum les risques pour une société étrangère qui souhaite dans un premier temps tester le potentiel du marché chinois pour ses activités.
Les activités d’un bureau de représentation sont limitées à des activités de liaison, de promotion de produits ou services, d’échange de technologie et de développement de contacts avec des clients. Il peut également servir à la supervision des activités de la société mère en Chine.
Côté inconvénient, le bureau de représentation n’a aucune relation légale à l’égard des tiers à l’entreprise principale avec lesquels il n’a pas le pouvoir de contracter, de conclure de contrats, donc il est un simple relais de l’entreprise. Il ne permet donc pas d’émettre des factures à des clients présents en Chine.
Autre point il faudra nécessairement passer par une agence tiers (type FESCO) pour signer un contrat de travail avec un chinois. Vous pouvez effectué votre recrutement vous même mais il faudra forcement passer par une de ces agences.
Dernier point pour ouvrir une bureau représentatif, il est nécessaire de louer un locale dans un building de grade A, aux alentours de 500 euros par mois pour 20/30 m2 à Shanghai.
Les sociétés à capitaux 100% étranger.
WOFE est l’abréviation anglaise désignant une société étrangère détenue à 100% par un ou plusieurs actionnaires étrangers en Chine (« Wholly Owned Foreign Enterprise« ).
Les activités d’une WOFE peuvent être les suivantes :
- Commerce, distribution, trading import-export : Activités à caractère purement commercial. Ce type d’entreprise est également appelé FICE (« Foreign Invested Commercial Enterprises »).
- Production et assemblage : Achat local et importation pour revente locale et/ou export.
- Services et Consulting : Services aux entreprises ou aux particuliers.
Ce statut peut garantir une autonomie de gestion et évite d’avoir un partenaire chinois. Elles sont organisées sous forme de sociétés à responsabilité limitée. Le capital social minimum est fixé par la législation suivant l’activité de l’entreprise.
Les WFOE et FICE peuvent avoir un investisseur qui est une personne morale ou physique.
Leur création doit d’abord être soumise à une commission d’approbation locale des investissements étrangers. Pour commencer il faut un bail attestant de la location d’un local. C’est un pré requis nécessaire à toutes demandes. Ensuite il faut rédiger un projet d’investissement (étude de faisabilité) ainsi qu’exigé par l’administration. Cette étude contient des informations relatives à l’investisseur, à ce qu’il souhaite faire en Chine et au budget qu’il prévoit d’allouer a son investissement. Une fois votre enregistrement auprès de l’administration du Commerce accomplie et votre licence délivrée, vous devez alors vous enregistrer auprès des autres administrations (affaires sociales, fiscales, douanières, statistiques, …).
Le capital d’une WFOE doit être payé obligatoirement en devises étrangères (USD, EUR…) et en provenance de l’étranger (les échéances de son versement se négocient aussi avec les zones ou districts de tutelle).
Le rapatriement des bénéfices est bien sur autorisé, en vertu de la loi chinoise sur les mesures applicables aux investissements étrangers.
Les entreprises à investissements étrangers (les joint-ventures)
Ces entreprises sont détenues à la fois par des étrangers et des chinois. Même si dans le droit chinois le montant minimum du capital n’est pas fixé, dans la pratique il tourne autour du million de yuans.
La loi chinoise oblige les investisseurs étrangers en partenariat avec des investisseurs chinois d’investir dans des sociétés commerciales ou dans des sociétés de droit commun chinois appelées sociétés à responsabilité limitée et société par action.
Deux types de joint ventures sont possibles
- Le joint-venture à capitaux mixtes : la participation des étrangers dans ces entreprises n’est pas plafonnée et les bénéfices redistribués proportionnellement à l’apport initial de chacun. La part étrangère doit être d’au moins 25% du capital de la société.
- Le joint-venture contractuel : toutes les modalités de répartition des bénéfices et la part sont déterminées par contrat.
Création d’une société chinoise
C’est la solution la moins onéreuse et la plus simple en termes de formalités administratives. Mais c’est aussi la plus risqué car vous devez pour cela mettre la société au nom d’un(e) chinois(e) (ou d’une société chinoise partenaire).
Vous aurez pour votre part un statut d’employé (quel que soit votre titre) de cette société. Vous n’avez en votre nom propre aucun contrôle directe sur cette société.
Le capital de cette société chinoise est payable localement, en Rmb, et le siège de cette société étant bien sur en Chine, le rapatriement des bénéfices à l’étranger n’est pas envisageable en tant que tel puisqu’une société chinoise n’est pas censée avoir de maison mère à l’étranger.
Logica s’intéresse à l’Inde
8/06/08
Logica expose dans un article du monde informatique sont intérêt grandissant pour l’Inde.
Travailler avec l’Inde, c’est collaborer avec « le plus grand réservoir de talents au monde dans les technologies IT ». Mais pour garantir l’efficacité des équipes mixtes, encore faut-il bien comprendre les modes opératoires en vigueur dans le pays.
L’essor des services externalisés vers l’Inde conduit Logica à former spécifiquement ses équipes. En 2008, 550 collaborateurs de Logica France (sur 9 000 salariés) seront ainsi sensibilisés aux problématiques interculturelles. La SSII souhaite les voir aborder de la façon la plus appropriée, et donc la plus efficace, la collaboration avec des équipes indiennes.
Mais Logica entend aussi convaincre ses clients des atouts d’une telle association. Elle a monté avec Akteos des sessions spécifiques sur les métiers de l’informatique en Inde et sur les meilleures pratiques pour travailler ensemble. A l’occasion d’un séminaire qui s’est tenu jeudi 29 mai dans ses locaux parisiens, la SSII a présenté à ses clients le témoignage de collaborateurs et partenaires engagés depuis plusieurs années sur des projets offshore avec l’Inde.
120 000 nouveaux diplômés en IT tous les ans
Certains clients, tentés par l’expérience, hésitent en invoquant les difficultés rencontrées par d’autres entreprises dans leur quête indienne. « Oui, c’est difficile, mais cela marche, affirme Jean-Louis Simoneau, président d’Omega Hightech, spécialiste de l’outsourcing en Inde. Il cite le cas de grandes entreprises françaises qui « signent, persistent et réussissent » là-bas, car elles prennent en compte les facteurs-clés de succès. Il y a sur place « le plus grand réservoir de talents au monde dans les technologies de l’informatique », rappelle le consultant en pointant les 120 000 nouveaux diplômés formés tous les ans par le pays dans ces disciplines (qui s’ajoutent aux « 3 millions de diplômés dans d’autres secteurs que la IT »). « Des sociétés comme IBM ou Oracle y ont déjà quelque 40 000 ou 50 000 collaborateurs, souligne-t-il. Des savoir-faire exceptionnels s’y sont développés, dans le test, la validation des prototypes, le design des architectures, le développement et la maintenance des produits et applications ».
La rétention des personnes : un problème majeur
Sur les rémunérations pratiquées, beaucoup d’idées reçues circulent. Néanmoins, Jean-Louis Simoneau admet que le salaire brut reste faible. Sur une échelle où les Etats-Unis représentent l’index 100, la France est à 85, le Japon à 141, l’Allemagne à 89, la République Tchèque à 37 et l’Inde à 16, énumère-t-il.
Pour autant, le montant du salaire ne sera pas divisé par six car « il y a des coûts induits ». En outre, « les cadres supérieurs sont très bien payés, à un tarif comparable à la France, et il y a une surenchère ». Le consultant reconnaît aussi qu’en Inde, dans le secteur de la IT, les augmentations de salaires avoisinent les 15% par an et le turnover plus de 25%. « Les process de rétention des personnes sont majeurs : attention de ne pas vous retrouver au bout de six mois avec seulement trois personnes qui connaissent votre projet ! »
Pour travailler avec des équipes indiennes, il est nécessaire de mettre en place des gouvernances particulières de projets, conclut-il. L’organisation est la clé du succès, il faut que les responsabilités soient clairement établies et écrites.Une organisation rigoureuse s’impose
Jean-Marie Barret, directeur de mission outsourcing chez Logica, est responsable d’un projet de maintenance en offshore. Son expérience de l’Inde a démarré il y a deux ans. « Nous sommes immédiatement confrontés aux procédures », témoigne-t-il. Les sociétés travaillent avec une certification CMM (Capability maturity model) de niveau 5 [CMM, aujourd'hui intégrée dans la méthodologie CMMI, a été conçue pour améliorer les processus des sociétés de services].
Les procédures ne manquent pas, tant pour organiser les visites en France que pour établir les « Request for resources ». « Il faut remplir de nombreux formulaires spécifiques », ce qui se justifie, explique le responsable de projet de Logica, si l’on considère que l’on s’adresse à des centres de services qui comptent des milliers de personnes (« jusqu’à 70 000 dans certains centres »).
« Ce sont des usines dotées d’outils standards avec lesquelles on ne peut pas travailler dans l’urgence comme nous avons pris l’habitude de le faire en France, poursuit Jean-Marie Barret. Il faut parler ‘process’ avec ces équipes et avancer pas à pas. On doit apprendre leur vocabulaire et leurs métriques, et aligner l’ensemble des intervenants sur ces indicateurs. »Impliquer les responsables indiens dans le pilotage des projets
Quand 7 000 km de distance séparent les collaborateurs, une fluidité s’impose dans la communication. « Il faut mettre en place les bons outils au bon niveau : ‘chats’, ‘workspaces’, intranets, outils de virtual working, etc. nous permettent d’aller plus vite », confie le directeur de mission qui constate beaucoup d’allers/retours entre équipes indiennes et françaises, même si les spécifications ont été très détaillées. Le respect du ‘process’ et un travail à distance efficace constituent les deux piliers pour mettre en place un modèle industriel avec l’Inde, conclut Jean-Marie Barret en insistant sur un point essentiel : « Impliquer les responsables indiens dans le pilotage demeure une clé de succès ».
par Maryse Gros .