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Les futures villes chinoises de l’outsourcing

Chineses cities for software outsourcing

Une étude récente plaçait 3 villes chinoises dans le top 10 annuel des meilleures destinations offshore. Beijing en troisième position, puis Shanghai et Dalian qui arrive neuvième.

Cependant l’outsourcing en Chine ne se limite pas seulement à ces trois destinations et il faut compter avec une dizaines d’autres villes chinoises ayant un fort potentiel.

En terme de coûts, Beijing et Shanghai reste moins chère que Bangalore ou Mumbai mais commencent à atteindre le niveau des villes indiennes de « second tiers ». Il peut donc être intéressant de s’intéresser à des villes chinoises de « second ou third tiers ».

Chengdu

Chengdu

  • Population : 11,030,000
  • Accessibilité : Chengdu Shuangliu International Airport, 6eme aéroport de chine. (2hours 15 min de Beijing et Shanghai)
  • Université :Sichuan University, Sichuan Normal University, Southwest Jiaotong University, University of Electronic Science and Technology of China, Southwestern University of Finance and Economics, Chengdu University of
    Technology.
  • Entreprises présentes : HP, EDS, IBM, Siemens, Intel, NCS, Microsoft, Citigroup, HSBC, ABN AMRO, BNP Paribas, KPMG.
  • Commentaire : Hébergeant un grand nombre de spécialistes du secteur IT, Chengdu c’est vu décerner le titre de « base for China’s service outsourcing business » par le ministère du commerce chinois. Sa zone spéciale de développement pour les nouvelles technologies a attiré un grand nombre d’entreprises. Intel est l’un des principaux investisseurs de la ville avec quelques usines et de nombreux immeubles.

Guangzhou

Guanzhou

  • Population : 6,000,000
  • Accessibilité : New Baiyun International Airport (2h de Shanghai et 2h 40min de Beijing); Connecté à Hong Kong par trains, bus et ferries.
  • Université : Sun Yat-sen University, South China University of Technology, Jinan University Guangdong, Guangzhou University.
  • Entreprises présentes : EDS, Siemens, Unisys, Cap Gemini, Accenture, Atos Origin.
  • Commentaire : Guanzhou est le centre économique d’une des régions commerciales et industrielles les plus importantes de Chine. Avec un investissement de $180 millions, la zone industrielle de pointe de Guangzhou sert les principales sociétés multinationales en Chine du sud. Le gouvernement local fournit une aide financière au développement de l’industrie du logiciel de $19 millions chaque année jusqu’en 2010.

Hangzhou

Hangzhou

  • Population : 6,400,000
  • Accessibilité : Hangzhou Xiaoshan International Airport. (1h 15min de Beijing)
  • Université :
  • Entreprises présentes : Zhejiang University, Zhejiang University of Technology, Zhejiang University of Finance and Economics, Zhejiang Institute of Science and Technology.
  • Commentaire : Selon un rapport récent réalisé par la banque mondiale, Hangzhou a le meilleur environnement d’investissement en Chine, basé sur des critères comme la stabilité politique, la politiques fiscales, le commerce et les investissements extérieurs,  la qualité des infrastructures et des services financiers.

Jinan

Jinan

  • Population : 5,900,000
  • Accessibilité : Jinan Yaoqiang International Airport. (55min de Beijing et 80 min de Shanghai)
  • Université : Shandong University, Shandong Economic University, Shandong Finance Institute, Shandong University
  • Entreprises présentes : HP, Siemens
  • Commentaire :Le gouvernement local à fortement encouragé le développement d’une zone spéciale d’industrie du logiciel. La Qilu Software Zone est l’une des quatre zones spéciales d’industrie du logiciel présentent en Chine

Nanjing

Nanjing

  • Population : 8,200,000
  • Accessibilité : Nanjing Lukou International Airport. (1h 35min de Beijing)
  • Université : Nanjing University, Southeast University, Hohai University, Nanjing University of Science and Technology, Nanjing University of Finance & Economics, Nanjing Normal University.
  • Entreprises présentes : Siemens, Fujitsu, Sharp, Fiat, Iveco.
  • Commentaire : Ces dernières années, Nanjing a fortement attiré l’attention des investisseurs étrangers. En moyenne, deux entreprises étrangères s’y implantent chaque jour. Le gouvernement a aidé le développement en y faisant construire des parcs industriels tels que Gaoxin, Xingang, Huagong and Jiangning. C’est le deuxième centre économique de l’Est de la Chine et la ville compte de nombreuses industries de pointe dans la chimie, la pétrochimie, l’électronique, l’industrie automobile, le travail du fer et de l’acier, le secteur agroalimentaire et les matériaux de construction. La ville compte le plus grand nombre de diplômés par habitant. Ainsi que le faisait observer un élu, « les salaires sont moins élevés qu’à Shanghai mais le nombre de diplômés y est deux fois plus élevé ». De plus la ville ne semble pas souffrir, contrairement à Shanghai, des problèmes très courants de la turn over des employés qui représentent également un coût pour l’entreprise.

Shenyang

Shenyang

  • Population : 7,204,000
  • Accessibilité : Shenyang Taoxian International Airport (1h 10min de Beijing; 2h de Shanghai).
  • Université : Northeastern University, Shenyang Normal University, Liaoning University, Shenyang Ligong University, Shenyang University, Shenyang University of Technology, Shenyang Institute of Engineering.
  • Entreprises présentes : Neusoft, BMW, Michelin Tire Company, South Korean Hana Bank, Siemens Power Transmission and Distribution Group (PTD), Emerson Electric Company.
  • Commentaire : C’est là que se trouve le siège social de Neusoft, une des sociétés leader dans le logiciel et le service informatique chinois. Il y a 25.000 entreprises étrangères dans la ville. Le gouvernement local a créé un environnement exceptionnel d’investissement et se concentre sur les infrastructures de ville. Les grandes marques y sont, BASF, Bekaert, BMW, Coca Cola, GE, Johnson, Lear, Michelin et Toshiba.

Shenzhen

Shenzhen

  • Population : 6,000,000
  • Accessibilité : Shenzhen Airport. (2h 35min de Beijing and 2h 10m de Shanghai)
  • Université : Shenzhen University, Shenzhen Polytechnic, Shenzhen Institute of Information Technology.
  • Entreprises présentes : IBM, HP, Siemens, Satyam, Foxconn.
  • Commentaire : Shenzhen est situé à côté de Hong Kong et est bien connu pour son ouverture d’esprit et sa force d’innovation. Elle est parmi les villes chinoises du continent qui se placent très haut en termes de puissance économique et de présence de capitaux étrangers. Elle a également l’avantage d’avoir de très bonnes infrastructures et une main d’œuvre très bien formée. Certaines des entreprises chinoises les plus importantes du secteur High Tech y sont présentent (Huawei, ZTE). Le Software Park de Shenzhen tire le développement de l’industrie du logiciel vers le haut et est financièrement soutenu par le gouvernement local.

Tianjin

Tianjin

  • Population : 10,240,000
  • Accessibilité : Tianjin Binhai International Airport (ZBTJ). (1h 45 min de Shanghai)
  • Université : Tianjin University, Nankai University, Hebei University of Technology, Tianjin Polytechnic University, Tianjin University of Commerce China, Tianjin University of Finance & Economics, Tianjin University of Science & Technology, Tianjin University of Technology.
  • Entreprises présentes : HP, ACS, Siemens, IBM, AT&T, Texaco, General Motors, Motorolla.
  • Commentaire : La Economic and Technological Development Area de Tianjin est connu comme l’une des plus compétitive de Chine. Ces dernières années la ville est devenu un centre d’investissements étrangers. Plus de 13.000 compagnies étrangères y sont établi, impliquant l’entrée de capitaux se montant à $30 milliards.  Tianjin est également connu pour sa main d’œuvre bien formée et bon marché.

Wuhan

Wuhan

  • Population : 9,100,000
  • Accessibilité : Wuhan Tianhe International Airport. (1h 10min de Shanghai et 1h 20min de Beijing).
  • Université : Wuhan University, Huazhong University of Science & Technology, Wuhan University of Technology, Hubei University of Technology.
  • Entreprises présentes : HP, Siemens, EDS.
  • Commentaire : Wuhan occupe  un rôle important dans l’économie, les finances, les technologies de l’information et l’éducation en Chine. Elle est au 3 eme rang des villes chinoises en termes d’innovation et de maturité dans les sciences et la technologie. Les trois zones de développement et les quatre parcs de développement scientifique et technologique de la ville ont aidé à attirer un grand nombre d’investisseurs étrangers. Le support du gouvernement et l’énorme concentration de talents dans le secteur IT forment un climat favorable pour les investissements. Le nombre de diplômés dans le secteur des nouvelles technologies y représente  à lui seul 50% du total des étudiants américains dans le même domaine.

Xian

Xian

  • Population : 8,070,000
  • Accessibilité : Xi’an Xianyang International Airport. (1h 25min de Beijing et 1h 35min de Gulin).
  • Université : Chang’an University, Xi’an Technological University, Northwest A&F University, Northwest University China, Northwestern Polytechnical University, Shaanxi University of Technology, Xi’an International Studies University, Xi’an Jiaotong University, Xi’an Shiyou University.
  • Entreprises présentes : Siemens, Intel, Fujitsu, Philips, Sybase, Nortel, Thoughtworks, Agilent, Kingdee, NEC, Huawei.
  • Commentaire : La ville a développé, et ce en l’espace d’un rien de temps, son industrie de hautes technologies et d’ingénierie et peut se vanter d’abriter cinq universités classées parmi les 100 premières de Chine. Ces dernières années le gouvernement local a fortement investi en infrastructure permettant  à la ville d’attirer des ressources qualifiées et de recevoir de nombreux investissements étrangers. Xian est connu pour sa zone de développement industrielle High Tech et son software park qui ont fait de la ville le principal lieu de développement des technologies de l’information en chine.

Création d’une entreprise en Chine

En Chine, les autorités font clairement la différence entre les entreprises chinoises et les entreprises étrangères. Il existe trois types de structure juridique permettant à des étrangers d’investir en Chine, que ce soit seul ou bien avec un partenaire chinois.

Pour ce qui est de la fiscalité, depuis 2007, un taux unique d’imposition 25% est fixé sur les revenus des entreprises chinoises et étrangères.

Le bureau représentatif.

C’est une extension d’une société déjà existante. Il ne constitue pas une entité juridique et est essentiellement une structure de liaison avec le siège situé dans le pays d’origine. Le chef du bureau de représentation en Chine est légalement responsable des activités de la structure. Il n’est pas nécessaire que cette personne réside en Chine.

C’est le statut le moins onéreux, le plus flexible et le plus simple d’un point de vue administratif. Il permet de limiter au maximum les risques pour une société étrangère qui souhaite dans un premier temps tester le potentiel du marché chinois pour ses activités.

Les activités d’un bureau de représentation sont limitées à des activités de liaison, de promotion de produits ou services, d’échange de technologie et de développement de contacts avec des clients. Il peut également servir à la supervision des activités de la société mère en Chine.

Côté inconvénient, le bureau de représentation n’a aucune relation légale à l’égard des tiers à l’entreprise principale avec lesquels il n’a pas le pouvoir de contracter, de conclure de contrats, donc il est un simple relais de l’entreprise. Il ne permet donc pas d’émettre des factures à des clients présents en Chine.

Autre point il faudra nécessairement passer par une agence tiers (type FESCO) pour signer un contrat de travail avec un chinois. Vous pouvez effectué votre recrutement vous même mais il faudra forcement passer par une de ces agences.

Dernier point pour ouvrir une bureau représentatif, il est nécessaire de louer un locale dans un building de grade A, aux alentours de 500 euros par mois pour 20/30 m2 à Shanghai.

Les sociétés à capitaux 100% étranger.

WOFE est l’abréviation anglaise désignant une société étrangère détenue à 100% par un ou plusieurs actionnaires étrangers en Chine (« Wholly Owned Foreign Enterprise« ).

Les activités d’une WOFE peuvent être les suivantes :

  1. Commerce, distribution, trading import-export : Activités à caractère purement commercial. Ce type d’entreprise est également appelé FICE (« Foreign Invested Commercial Enterprises »).
  2. Production et assemblage : Achat local et importation pour revente locale et/ou export.
  3. Services et Consulting : Services aux entreprises ou aux particuliers.

Ce statut peut garantir une autonomie de gestion et évite d’avoir un partenaire chinois. Elles sont organisées sous forme de sociétés à responsabilité limitée. Le capital social minimum est fixé par la législation suivant l’activité de l’entreprise.

Les WFOE et FICE peuvent avoir un investisseur qui est une personne morale ou physique.

Leur création doit d’abord être soumise à une commission d’approbation locale des investissements étrangers. Pour commencer il faut un bail attestant de la location d’un local. C’est un pré requis nécessaire à toutes demandes. Ensuite il faut rédiger un projet d’investissement (étude de faisabilité) ainsi qu’exigé par l’administration. Cette étude contient des informations relatives à l’investisseur, à ce qu’il souhaite faire en Chine et au budget qu’il prévoit d’allouer a son investissement. Une fois votre enregistrement auprès de l’administration du Commerce accomplie et votre licence délivrée, vous devez alors vous enregistrer auprès des autres administrations (affaires sociales, fiscales, douanières, statistiques, …).

Le capital d’une WFOE doit être payé obligatoirement en devises étrangères (USD, EUR…) et en provenance de l’étranger (les échéances de son versement se négocient aussi avec les zones ou districts de tutelle).

Le rapatriement des bénéfices est bien sur autorisé, en vertu de la loi chinoise sur les mesures applicables aux investissements étrangers.

Les entreprises à investissements étrangers (les joint-ventures)

Ces entreprises sont détenues à la fois par des étrangers et des chinois. Même si dans le droit chinois le montant minimum du capital n’est pas fixé, dans la pratique il tourne autour du million de yuans.

La loi chinoise oblige les investisseurs étrangers en partenariat avec des investisseurs chinois d’investir dans des sociétés commerciales ou dans des sociétés de droit commun chinois appelées sociétés à responsabilité limitée et société par action.

Deux types de joint ventures sont possibles

  • Le joint-venture à capitaux mixtes : la participation des étrangers dans ces entreprises n’est pas plafonnée et les bénéfices redistribués proportionnellement à l’apport initial de chacun. La part étrangère doit être d’au moins 25% du capital de la société.
  • Le joint-venture contractuel : toutes les modalités de répartition des bénéfices et la part sont déterminées par contrat.

Création d’une société chinoise

C’est la solution la moins onéreuse et la plus simple en termes de formalités administratives. Mais c’est aussi la plus risqué car vous devez pour cela mettre la société au nom d’un(e) chinois(e) (ou d’une société chinoise partenaire).

Vous aurez pour votre part un statut d’employé (quel que soit votre titre) de cette société. Vous n’avez en votre nom propre aucun contrôle directe sur cette société.

Le capital de cette société chinoise est payable localement, en Rmb, et le siège de cette société étant bien sur en Chine, le rapatriement des bénéfices à l’étranger n’est pas envisageable en tant que tel puisqu’une société chinoise n’est pas censée avoir de maison mère à l’étranger.

Les salaires du développement offshore / nearshore

De nombreux critères sont importants lors du choix d’une destination offshore. Par exemple le nombre de ressources disponibles dans le pays, la qualité des infrastructures, le système éducatif, le système économique et politique, le niveau de formation des ingénieurs ou encore leur salaire sont autant de paramètres à prendre en compte.

La réduction des coûts est l’une des motivations premières d’une entreprise qui fait appel à l’offshore. Cette réduction dépend en partie de la rémunération qu’il faudra verser aux ingénieurs locaux.

Nous allons donc faire ici un petit tour des salaires des principales destinations offshores.

Carte des salaires du développement offshore

Salaire du développement offshore en Europe de l’est et Afrique du sud

Salaire offshore / nearshore en Europe de l’est

Sur le graphe ci-dessus ne sont pas présent la Tunisie et le Maroc qui ont un niveau de salaire équivalent à la Russie ou à la République Tchèque. De même Madagascar et l’île Maurice ont des coups très faible, inférieur à ce qui se pratique en Inde (par contre infrastructure, nombre de ressource, niveau de formation sont moins bon).

Dans cette zone les pays attrayant sont la Roumanie et la Slovaquie qui se développent de plus en plus dans le secteur des services informatique. La Roumanie, comme le Maroc et la Tunisie, à l’avantage de fournir de nombreuses ressources francophones. La Russie est également intéressante pour ces coûts réduits et le niveau de son enseignement.

Salaire du développement offshore en Amérique (Sud, Nord)

Salaire offshore / nearshore en Amérique du sud

 

Le Canada est une destination très attractive pour les USA pour son niveau de compétences, sa proximité, et des coûts environ deux fois moins chèrs.

Les pays d’Amérique du Sud (Costa Rica, Mexique, Brésil ou Argentine) présentent un niveau de salaire équivalent à ce qui se fait en Europe de l’Est. Le niveau de compétences y est bon (notamment en Argentine) mais pour le moment ils s’intéressent essentiellement au marché Américain.

Salaire du développement offshore en Asie

Salaire offshore / nearshore en Asie

Le Vietnam est clairement la destination la moins chère, par contre la qualité n’est pas encore tout à fait au rendez-vous. Il y a un manque de ressources compétentes et les infrastructures doivent être améliorer.

La Chine et l’Inde font jeu égal sur ces chiffres datant de 2005 même si aujourd’hui la Chine est moins chère. Les deux pays fournissent un grand nombre de ressources ayant un bon niveau de formation. L’avantage linguistique et culturel est du côté de l’Inde mais les salaires sont amenés à y augmenter rapidement.

Récapitulatif et prévision pour 2010

Pays Salaire moyen en 2005 ($) Salaire moyen en 2010 ($)
Vietnam 5,503 7,827
Chine 8,455 11,972
Inde 8,485 12,877
Thaïlande 9,651 11,686
Philippines 10,736 14,918
Romania 13,708 17,329
Brésil 14,087 18,324
Slovaquie 14,786 18,163
Russie 17,882 25,316
Malaysia 18,564 23,024
Costa Rica 18,641 26,39
République Tchèque 19,125 26,203
Mexico 19,427 24,559
Hongrie 22,76 30,172
Pologne 26,38 34,152
Afrique du sud 31,957 38,881
Israël 32,599 37,975
Singapour 36,7 43,169
Canada 37,589 45,513
Ireland 48,178 56,396

Petit tour d’horizon des destinations offshores

Voici un petit tour des destinations offshores qui pourrait intéresser les entreprises prêtent à franchir le cap.

L’Afrique

Deux régions y sont très attractives, le Maghreb (avec le Maroc et la Tunisie) et les îles de l’océan indien (avec Madagascar et l’île Maurice). Leur points forts, la pratique du français et la proximité culturelle. Ces destinations sont davantage accessibles aux PME françaises.

Le Maroc arrive en tête des implantations au Maghreb et cela grâce au programme lancé par le gouvernement marocain, Emergence 2010, où tout est fait pour attirer les Européens. Les coûts y sont deux fois moins importants qu’en France avec de bons ingénieurs qui ont souvent suivi leurs études en France. La Tunisie quand à elle, attire par son système éducatif connu pour son élitisme et par la qualité de ses ingénieurs. Sa faiblesse, la qualité de ses infrastructures que le gouvernement commence à améliorer(voir : Opportunités Nearshore en Tunisie, les SSII françaises intéressées).

De l’autre coté du continent nous trouvons l’île Maurice et Madagascar. Leur point fort, des coûts très bas aux alentours de ce qui se fait en Inde. L’île Maurice a surtout développé des compétences autour des nouvelles technologies, Java, J2EE, et.Net, tandis que Madagascar est davantage orientée « anciennes » technologies. Les points négatifs y sont les infrastructures qui ne sont pas encore très bien développées et le nombre d’ingénieurs formés chaque année qui reste assez faible.

L’Europe de l’est

Même si la réduction des coûts y est moins importante qu’en Asie, la Roumanie, la Pologne ou la Hongrie profite de leur appartenance à l’union Européenne. L’Europe de l’est est reconnue pour l’excellence de ses formations scientifiques. La formation qui y est dispensée rivalise avec celles des indiens et des occidentaux.

Leur plus gros point fort est d’être européen et donc proche sur le plan géographique (pas besoin de visa) mais surtout culturel et juridique. On va y chercher une plus grande sécurité à l’exemple des grandes banques françaises qui ont fait ce choix pour la confidentialité des données.

Pour nous français, la Roumanie a l’avantage de porter un grand intérêt à la langue française et il est très facile de trouver des ingénieurs parlant un français parfait.

La Russie

Nouvel arrivant dans le grand jeu de l’offshore, la Russie va devoir être prise au sérieux car elle possède de nombreux atouts. Comme en Europe de l’est, la qualité de l’enseignement scientifique y est très élevé mais elle a en plus l’avantage de former chaque année un grand nombre d’informaticiens de très bon niveau. Les coûts salariaux y sont similaire à ceux de la Tunisie.

L’Asie

L’Inde reste le leader mais la Chine avec ses ressources inépuisable arrive à grand pas. Le Vietnam commence à se développer dans le secteur avec comme avantage de pouvoir proposer des ingénieurs francophones même si la pratique du Français y perd du terrain face à celle de l’anglais.

L’Inde a, depuis une vingtaine d’année, rodé ses processus industrialisés et offre une large gamme de prestations. Tata Consultancy Services (TCS), Infosys, ou Wipro, rivalisent avec les SSII occidentales. De l’informatique de gestion à l’informatique technique, en passant par l’externalisation de processus métier ou BPO (Business Process Outsourcing), l’expertise indienne est complète.

Du côté du grand rival chinois, le gouvernement met en place une politique très agressive à grand coup de défiscalisation pour attirer les grands clients occidentaux et ainsi être le leader d’ici 5 ans. Le nombre d’ingénieurs formés chaque année y est supérieur à celui de l’Inde pour un niveau de formation comparable et des coûts inférieurs. Pour le moment les clients restent en majorité japonais et américains. Les SSII françaises sont encore peu présentes dans ces pays. Pour plus de détails voir l’article : Inde ou Chine, qui sera le futur leader de l’offshore ?