Article tagué Europe de l’Est

Les salaires du développement offshore / nearshore

De nombreux critères sont importants lors du choix d’une destination offshore. Par exemple le nombre de ressources disponibles dans le pays, la qualité des infrastructures, le système éducatif, le système économique et politique, le niveau de formation des ingénieurs ou encore leur salaire sont autant de paramètres à prendre en compte.

La réduction des coûts est l’une des motivations premières d’une entreprise qui fait appel à l’offshore. Cette réduction dépend en partie de la rémunération qu’il faudra verser aux ingénieurs locaux.

Nous allons donc faire ici un petit tour des salaires des principales destinations offshores.

Carte des salaires du développement offshore

Salaire du développement offshore en Europe de l’est et Afrique du sud

Salaire offshore / nearshore en Europe de l’est

Sur le graphe ci-dessus ne sont pas présent la Tunisie et le Maroc qui ont un niveau de salaire équivalent à la Russie ou à la République Tchèque. De même Madagascar et l’île Maurice ont des coups très faible, inférieur à ce qui se pratique en Inde (par contre infrastructure, nombre de ressource, niveau de formation sont moins bon).

Dans cette zone les pays attrayant sont la Roumanie et la Slovaquie qui se développent de plus en plus dans le secteur des services informatique. La Roumanie, comme le Maroc et la Tunisie, à l’avantage de fournir de nombreuses ressources francophones. La Russie est également intéressante pour ces coûts réduits et le niveau de son enseignement.

Salaire du développement offshore en Amérique (Sud, Nord)

Salaire offshore / nearshore en Amérique du sud

 

Le Canada est une destination très attractive pour les USA pour son niveau de compétences, sa proximité, et des coûts environ deux fois moins chèrs.

Les pays d’Amérique du Sud (Costa Rica, Mexique, Brésil ou Argentine) présentent un niveau de salaire équivalent à ce qui se fait en Europe de l’Est. Le niveau de compétences y est bon (notamment en Argentine) mais pour le moment ils s’intéressent essentiellement au marché Américain.

Salaire du développement offshore en Asie

Salaire offshore / nearshore en Asie

Le Vietnam est clairement la destination la moins chère, par contre la qualité n’est pas encore tout à fait au rendez-vous. Il y a un manque de ressources compétentes et les infrastructures doivent être améliorer.

La Chine et l’Inde font jeu égal sur ces chiffres datant de 2005 même si aujourd’hui la Chine est moins chère. Les deux pays fournissent un grand nombre de ressources ayant un bon niveau de formation. L’avantage linguistique et culturel est du côté de l’Inde mais les salaires sont amenés à y augmenter rapidement.

Récapitulatif et prévision pour 2010

Pays Salaire moyen en 2005 ($) Salaire moyen en 2010 ($)
Vietnam 5,503 7,827
Chine 8,455 11,972
Inde 8,485 12,877
Thaïlande 9,651 11,686
Philippines 10,736 14,918
Romania 13,708 17,329
Brésil 14,087 18,324
Slovaquie 14,786 18,163
Russie 17,882 25,316
Malaysia 18,564 23,024
Costa Rica 18,641 26,39
République Tchèque 19,125 26,203
Mexico 19,427 24,559
Hongrie 22,76 30,172
Pologne 26,38 34,152
Afrique du sud 31,957 38,881
Israël 32,599 37,975
Singapour 36,7 43,169
Canada 37,589 45,513
Ireland 48,178 56,396

Petit tour d’horizon des destinations offshores

Voici un petit tour des destinations offshores qui pourrait intéresser les entreprises prêtent à franchir le cap.

L’Afrique

Deux régions y sont très attractives, le Maghreb (avec le Maroc et la Tunisie) et les îles de l’océan indien (avec Madagascar et l’île Maurice). Leur points forts, la pratique du français et la proximité culturelle. Ces destinations sont davantage accessibles aux PME françaises.

Le Maroc arrive en tête des implantations au Maghreb et cela grâce au programme lancé par le gouvernement marocain, Emergence 2010, où tout est fait pour attirer les Européens. Les coûts y sont deux fois moins importants qu’en France avec de bons ingénieurs qui ont souvent suivi leurs études en France. La Tunisie quand à elle, attire par son système éducatif connu pour son élitisme et par la qualité de ses ingénieurs. Sa faiblesse, la qualité de ses infrastructures que le gouvernement commence à améliorer(voir : Opportunités Nearshore en Tunisie, les SSII françaises intéressées).

De l’autre coté du continent nous trouvons l’île Maurice et Madagascar. Leur point fort, des coûts très bas aux alentours de ce qui se fait en Inde. L’île Maurice a surtout développé des compétences autour des nouvelles technologies, Java, J2EE, et.Net, tandis que Madagascar est davantage orientée « anciennes » technologies. Les points négatifs y sont les infrastructures qui ne sont pas encore très bien développées et le nombre d’ingénieurs formés chaque année qui reste assez faible.

L’Europe de l’est

Même si la réduction des coûts y est moins importante qu’en Asie, la Roumanie, la Pologne ou la Hongrie profite de leur appartenance à l’union Européenne. L’Europe de l’est est reconnue pour l’excellence de ses formations scientifiques. La formation qui y est dispensée rivalise avec celles des indiens et des occidentaux.

Leur plus gros point fort est d’être européen et donc proche sur le plan géographique (pas besoin de visa) mais surtout culturel et juridique. On va y chercher une plus grande sécurité à l’exemple des grandes banques françaises qui ont fait ce choix pour la confidentialité des données.

Pour nous français, la Roumanie a l’avantage de porter un grand intérêt à la langue française et il est très facile de trouver des ingénieurs parlant un français parfait.

La Russie

Nouvel arrivant dans le grand jeu de l’offshore, la Russie va devoir être prise au sérieux car elle possède de nombreux atouts. Comme en Europe de l’est, la qualité de l’enseignement scientifique y est très élevé mais elle a en plus l’avantage de former chaque année un grand nombre d’informaticiens de très bon niveau. Les coûts salariaux y sont similaire à ceux de la Tunisie.

L’Asie

L’Inde reste le leader mais la Chine avec ses ressources inépuisable arrive à grand pas. Le Vietnam commence à se développer dans le secteur avec comme avantage de pouvoir proposer des ingénieurs francophones même si la pratique du Français y perd du terrain face à celle de l’anglais.

L’Inde a, depuis une vingtaine d’année, rodé ses processus industrialisés et offre une large gamme de prestations. Tata Consultancy Services (TCS), Infosys, ou Wipro, rivalisent avec les SSII occidentales. De l’informatique de gestion à l’informatique technique, en passant par l’externalisation de processus métier ou BPO (Business Process Outsourcing), l’expertise indienne est complète.

Du côté du grand rival chinois, le gouvernement met en place une politique très agressive à grand coup de défiscalisation pour attirer les grands clients occidentaux et ainsi être le leader d’ici 5 ans. Le nombre d’ingénieurs formés chaque année y est supérieur à celui de l’Inde pour un niveau de formation comparable et des coûts inférieurs. Pour le moment les clients restent en majorité japonais et américains. Les SSII françaises sont encore peu présentes dans ces pays. Pour plus de détails voir l’article : Inde ou Chine, qui sera le futur leader de l’offshore ?

Steria en Pologne

Steria, société de services française, vient d’ouvrir un centre de service en Pologne. Cela intervient quelques mois après le rachat de la société anglaise Xansa et renforce la présence européenne du groupe. Steria qui possède déjà un centre en Inde peut maintenant proposer des services « nearshore » plus près de ses clients européens.

Le choix de la Pologne a été fait en raison de la qualité des infrastructures et du grand nombre de compétences informatique présent dans la région. Le coût des ressources y est trois à quatre fois moins élevé qu’en France.