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Inde : Bangalore concurrencée par des pôles émergents
16/09/08
Vu sur BE Inde numéro 32 (28/08/2008) – Ambassade de France en Inde / ADIT :
L’immobilier en berne après des années fastes, très peu de création d’entreprises et d’emplois, Bangalore subit aujourd’hui le contrecoup de deux phénomènes. Le premier est celui de la crise économique mondiale, et particulièrement de la baisse du dollar qui affecte grandement les exportations. Le second est l’émergence en Inde de nouveaux pôles dans le secteur des services informatiques. Ces nouvelles Silicon Valley indiennes s’appellent Chennai, Chandigarh, mais aussi et surtout Noida et Gurgaon, dans la banlieue de Delhi. Dans ces villes, la situation est diamétralement opposée. La croissance des activités y est forte et ces villes sont pour l’instant moins congestionnées et moins chères que Bangalore.
Par ailleurs, les politiques publiques apparaissent maintenant moins favorables aux professionnels dans le Karnataka -l’état dans lequel se trouve Bangalore- que dans l’Etat de Delhi ou dans le Tamil Nadu. Un chef d’entreprise indien, M. Nagarajan, déclare ainsi que Bangalore n’est plus le paradis qu’elle pouvait être en 2000 pour les entreprises. Les états voisins ont bénéficié en quelque sorte des problèmes qu’a posé la croissance des activités à Bangalore. Les investissements ont été réalisés avec une vision à plus long terme et les législations ont été améliorées.
Dans le Tamil Nadu, le comité local de la Confederation of Indian Industry a ainsi salué la nouvelle législation dans le domaine, dévoilée le 30 juillet dernier par le gouvernement de l’Etat. Les infrastructures nécessaires au développement de l’activité seront renforcées dans les districts de Thiruvallur et de Kancheepuram, pour un montant de 2,5 milliards de roupies (38,6 millions d’euros). Des aides importantes seront aussi consenties aux entreprises, qui pourront bénéficier d’une aide financière de 3 millions de roupies (46 350 euros) et d’une exemption de taxes sur l’électricité pendant 2 ans, à la condition qu’elles emploient plus de 100 personnes. Si elles emploient plus de 400 personnes et ont investi plus de 2 milliards de roupies(30,9 millions d’euros), l’exemption de taxes pourra être portée à 5 ans. Des exonérations fiscales sont aussi prévues pour les investisseurs qui choisiraient d’investir au Tamil Nadu des sommes comprises entre 50 et 500 millions de roupies (entre 0,77 et 7,7 millions d’euros).
Les exportations de services informatiques de Gurgaon ont rapporté près de 180 milliards de roupies (2,8 milliards d’euros), un quasi doublement en deux ans. A Chandigarh, les volumes restent moins importants puisque les exportations de services informatiques n’ont représenté que 4 milliards de roupies (61 millions d’euros). Toutefois la croissance y est très forte, avec un bond de plus de 600% en trois ans seulement. Le Tamil Nadu représente déjà 11% du chiffre d’affaires du secteur en Inde, avec 5,7 milliards de dollars (3,85 milliards d’euros) de chiffre d’affaire en 2006-2007.
Les futures villes chinoises de l’outsourcing
6/08/08

Une étude récente plaçait 3 villes chinoises dans le top 10 annuel des meilleures destinations offshore. Beijing en troisième position, puis Shanghai et Dalian qui arrive neuvième.
Cependant l’outsourcing en Chine ne se limite pas seulement à ces trois destinations et il faut compter avec une dizaines d’autres villes chinoises ayant un fort potentiel.
En terme de coûts, Beijing et Shanghai reste moins chère que Bangalore ou Mumbai mais commencent à atteindre le niveau des villes indiennes de « second tiers ». Il peut donc être intéressant de s’intéresser à des villes chinoises de « second ou third tiers ».
Chengdu

- Population : 11,030,000
- Accessibilité : Chengdu Shuangliu International Airport, 6eme aéroport de chine. (2hours 15 min de Beijing et Shanghai)
- Université :Sichuan University, Sichuan Normal University, Southwest Jiaotong University, University of Electronic Science and Technology of China, Southwestern University of Finance and Economics, Chengdu University of
Technology. - Entreprises présentes : HP, EDS, IBM, Siemens, Intel, NCS, Microsoft, Citigroup, HSBC, ABN AMRO, BNP Paribas, KPMG.
- Commentaire : Hébergeant un grand nombre de spécialistes du secteur IT, Chengdu c’est vu décerner le titre de « base for China’s service outsourcing business » par le ministère du commerce chinois. Sa zone spéciale de développement pour les nouvelles technologies a attiré un grand nombre d’entreprises. Intel est l’un des principaux investisseurs de la ville avec quelques usines et de nombreux immeubles.
Guangzhou

- Population : 6,000,000
- Accessibilité : New Baiyun International Airport (2h de Shanghai et 2h 40min de Beijing); Connecté à Hong Kong par trains, bus et ferries.
- Université : Sun Yat-sen University, South China University of Technology, Jinan University Guangdong, Guangzhou University.
- Entreprises présentes : EDS, Siemens, Unisys, Cap Gemini, Accenture, Atos Origin.
- Commentaire : Guanzhou est le centre économique d’une des régions commerciales et industrielles les plus importantes de Chine. Avec un investissement de $180 millions, la zone industrielle de pointe de Guangzhou sert les principales sociétés multinationales en Chine du sud. Le gouvernement local fournit une aide financière au développement de l’industrie du logiciel de $19 millions chaque année jusqu’en 2010.
Hangzhou

- Population : 6,400,000
- Accessibilité : Hangzhou Xiaoshan International Airport. (1h 15min de Beijing)
- Université :
- Entreprises présentes : Zhejiang University, Zhejiang University of Technology, Zhejiang University of Finance and Economics, Zhejiang Institute of Science and Technology.
- Commentaire : Selon un rapport récent réalisé par la banque mondiale, Hangzhou a le meilleur environnement d’investissement en Chine, basé sur des critères comme la stabilité politique, la politiques fiscales, le commerce et les investissements extérieurs, la qualité des infrastructures et des services financiers.
Jinan

- Population : 5,900,000
- Accessibilité : Jinan Yaoqiang International Airport. (55min de Beijing et 80 min de Shanghai)
- Université : Shandong University, Shandong Economic University, Shandong Finance Institute, Shandong University
- Entreprises présentes : HP, Siemens
- Commentaire :Le gouvernement local à fortement encouragé le développement d’une zone spéciale d’industrie du logiciel. La Qilu Software Zone est l’une des quatre zones spéciales d’industrie du logiciel présentent en Chine
Nanjing

- Population : 8,200,000
- Accessibilité : Nanjing Lukou International Airport. (1h 35min de Beijing)
- Université : Nanjing University, Southeast University, Hohai University, Nanjing University of Science and Technology, Nanjing University of Finance & Economics, Nanjing Normal University.
- Entreprises présentes : Siemens, Fujitsu, Sharp, Fiat, Iveco.
- Commentaire : Ces dernières années, Nanjing a fortement attiré l’attention des investisseurs étrangers. En moyenne, deux entreprises étrangères s’y implantent chaque jour. Le gouvernement a aidé le développement en y faisant construire des parcs industriels tels que Gaoxin, Xingang, Huagong and Jiangning. C’est le deuxième centre économique de l’Est de la Chine et la ville compte de nombreuses industries de pointe dans la chimie, la pétrochimie, l’électronique, l’industrie automobile, le travail du fer et de l’acier, le secteur agroalimentaire et les matériaux de construction. La ville compte le plus grand nombre de diplômés par habitant. Ainsi que le faisait observer un élu, « les salaires sont moins élevés qu’à Shanghai mais le nombre de diplômés y est deux fois plus élevé ». De plus la ville ne semble pas souffrir, contrairement à Shanghai, des problèmes très courants de la turn over des employés qui représentent également un coût pour l’entreprise.
Shenyang

- Population : 7,204,000
- Accessibilité : Shenyang Taoxian International Airport (1h 10min de Beijing; 2h de Shanghai).
- Université : Northeastern University, Shenyang Normal University, Liaoning University, Shenyang Ligong University, Shenyang University, Shenyang University of Technology, Shenyang Institute of Engineering.
- Entreprises présentes : Neusoft, BMW, Michelin Tire Company, South Korean Hana Bank, Siemens Power Transmission and Distribution Group (PTD), Emerson Electric Company.
- Commentaire : C’est là que se trouve le siège social de Neusoft, une des sociétés leader dans le logiciel et le service informatique chinois. Il y a 25.000 entreprises étrangères dans la ville. Le gouvernement local a créé un environnement exceptionnel d’investissement et se concentre sur les infrastructures de ville. Les grandes marques y sont, BASF, Bekaert, BMW, Coca Cola, GE, Johnson, Lear, Michelin et Toshiba.
Shenzhen

- Population : 6,000,000
- Accessibilité : Shenzhen Airport. (2h 35min de Beijing and 2h 10m de Shanghai)
- Université : Shenzhen University, Shenzhen Polytechnic, Shenzhen Institute of Information Technology.
- Entreprises présentes : IBM, HP, Siemens, Satyam, Foxconn.
- Commentaire : Shenzhen est situé à côté de Hong Kong et est bien connu pour son ouverture d’esprit et sa force d’innovation. Elle est parmi les villes chinoises du continent qui se placent très haut en termes de puissance économique et de présence de capitaux étrangers. Elle a également l’avantage d’avoir de très bonnes infrastructures et une main d’œuvre très bien formée. Certaines des entreprises chinoises les plus importantes du secteur High Tech y sont présentent (Huawei, ZTE). Le Software Park de Shenzhen tire le développement de l’industrie du logiciel vers le haut et est financièrement soutenu par le gouvernement local.
Tianjin

- Population : 10,240,000
- Accessibilité : Tianjin Binhai International Airport (ZBTJ). (1h 45 min de Shanghai)
- Université : Tianjin University, Nankai University, Hebei University of Technology, Tianjin Polytechnic University, Tianjin University of Commerce China, Tianjin University of Finance & Economics, Tianjin University of Science & Technology, Tianjin University of Technology.
- Entreprises présentes : HP, ACS, Siemens, IBM, AT&T, Texaco, General Motors, Motorolla.
- Commentaire : La Economic and Technological Development Area de Tianjin est connu comme l’une des plus compétitive de Chine. Ces dernières années la ville est devenu un centre d’investissements étrangers. Plus de 13.000 compagnies étrangères y sont établi, impliquant l’entrée de capitaux se montant à $30 milliards. Tianjin est également connu pour sa main d’œuvre bien formée et bon marché.
Wuhan

- Population : 9,100,000
- Accessibilité : Wuhan Tianhe International Airport. (1h 10min de Shanghai et 1h 20min de Beijing).
- Université : Wuhan University, Huazhong University of Science & Technology, Wuhan University of Technology, Hubei University of Technology.
- Entreprises présentes : HP, Siemens, EDS.
- Commentaire : Wuhan occupe un rôle important dans l’économie, les finances, les technologies de l’information et l’éducation en Chine. Elle est au 3 eme rang des villes chinoises en termes d’innovation et de maturité dans les sciences et la technologie. Les trois zones de développement et les quatre parcs de développement scientifique et technologique de la ville ont aidé à attirer un grand nombre d’investisseurs étrangers. Le support du gouvernement et l’énorme concentration de talents dans le secteur IT forment un climat favorable pour les investissements. Le nombre de diplômés dans le secteur des nouvelles technologies y représente à lui seul 50% du total des étudiants américains dans le même domaine.
Xian

- Population : 8,070,000
- Accessibilité : Xi’an Xianyang International Airport. (1h 25min de Beijing et 1h 35min de Gulin).
- Université : Chang’an University, Xi’an Technological University, Northwest A&F University, Northwest University China, Northwestern Polytechnical University, Shaanxi University of Technology, Xi’an International Studies University, Xi’an Jiaotong University, Xi’an Shiyou University.
- Entreprises présentes : Siemens, Intel, Fujitsu, Philips, Sybase, Nortel, Thoughtworks, Agilent, Kingdee, NEC, Huawei.
- Commentaire : La ville a développé, et ce en l’espace d’un rien de temps, son industrie de hautes technologies et d’ingénierie et peut se vanter d’abriter cinq universités classées parmi les 100 premières de Chine. Ces dernières années le gouvernement local a fortement investi en infrastructure permettant à la ville d’attirer des ressources qualifiées et de recevoir de nombreux investissements étrangers. Xian est connu pour sa zone de développement industrielle High Tech et son software park qui ont fait de la ville le principal lieu de développement des technologies de l’information en chine.
Destination Offshore : L’Inde reste le leader suivi de près par la Chine
7/07/08
La deuxième édition du top 10 annuel des meilleures destinations offshore élaborée par le cabinet d’études IDC, a une nouvelle fois consacré l’Inde.
Ainsi, sur les 10 premières villes les plus en vues en termes d’externalisation, 3 sont indiennes dont Bengalore (première), New Delhi (deuxième) et Mumbai, en septième place. Les villes chinoises sont toutefois au taquet, avec notamment Beijing en troisième position, puis Shangai et Dalian qui arrive neuvième.
Séminaire VALTECH : Les méthodes Agiles dans les Projets IT
18/06/08
Petite promo pour un séminaire gratuit organisé par Valtech se tenant à la défense où agilité et offshore seront abordés.

Les méthodes Agiles dans les Projets IT
Jeudi 26 juin 2008 / Paris la Défense
Paris La Défense – Tour Cœur Défense – 8h30 à 12h00 – Séminaire Gratuit
Devant la complexité de conduite du changement, ce séminaire vous présente comment Valtech accompagne ses clients dans l’adoption de ces méthodes sur des projets souvent externalisés, partiellement ou en totalité, parfois offshore parfois en équipe intégrée.
Vous êtes Directeur du Système d’Information, Directeur de Projet, Chef de Projet MOE ou MOA, Responsable Méthodes, Architecte Technique, Team Leader, Responsable de Cellule de Tests…
Profitez des méthodes Agiles pour :
- Mettre en œuvre des projets multi-sites
- Maximiser la production de plus-value métier
- Bénéficier d’un meilleur retour sur investissement (ROI)
Programme :
- 08h30 – 09h00 : Accueil petit déjeuner
- 09h00 – 10h00 : Plus de maîtrise, plus de valeur, plus tôt et plus vite avec les méthodes Agiles
Ce qu’attendent les organisations prêtes à remettre en cause leurs processus de développement, c’est dans un premier temps une meilleure maîtrise. Elles recherchent également à livrer plus tôt et plus vite pour maximiser leur ROI. Ce ROI peut prendre plusieurs formes, nombres d’entre elles étant adressées soit par les approches Agiles, soit par l’externalisation offshore, nearshore ou en mode co-sourcing.
David Gageot – Directeur Technique – Valtech Technology - 10h00 – 11h00 : Vers une organisation projet adaptée aux nouvelles contraintes des équipes multi-sites
Certains processus d’ingénierie sont partagés entre le site local et l’offshore d’où la nécessité de clairement définir les types de responsabilité pris par les rôles impliqués dans telle ou telle activité et avec quelles responsabilités. De plus, le degré de confiance envers le site distant fluctue dans le temps et conduit parfois à des dépenses non prévues pour contrôler le résultat des activités les plus critiques. Dans ce cas l’organisation du projet doit évoluer vers un modèle d’organisation multi-sites mieux adapté avec de nouveaux rôles.
Hubert Gillon – Delivery Manager – Valtech Technology
- 11h00 – 12h00 : Retour d’expérience
Notre client présentera son retour d’expérience en tant qu’éditeur de logiciel, dans la mise en place des méthodes Agiles dans un contexte d’externalisation offshore.
Vincent Eggen – R&D Manager – Odyssey Financial Solutions
Pour vous inscrire c’est ici : Inscription
Création d’une entreprise en Chine
16/06/08
En Chine, les autorités font clairement la différence entre les entreprises chinoises et les entreprises étrangères. Il existe trois types de structure juridique permettant à des étrangers d’investir en Chine, que ce soit seul ou bien avec un partenaire chinois.
Pour ce qui est de la fiscalité, depuis 2007, un taux unique d’imposition 25% est fixé sur les revenus des entreprises chinoises et étrangères.
Le bureau représentatif.
C’est une extension d’une société déjà existante. Il ne constitue pas une entité juridique et est essentiellement une structure de liaison avec le siège situé dans le pays d’origine. Le chef du bureau de représentation en Chine est légalement responsable des activités de la structure. Il n’est pas nécessaire que cette personne réside en Chine.
C’est le statut le moins onéreux, le plus flexible et le plus simple d’un point de vue administratif. Il permet de limiter au maximum les risques pour une société étrangère qui souhaite dans un premier temps tester le potentiel du marché chinois pour ses activités.
Les activités d’un bureau de représentation sont limitées à des activités de liaison, de promotion de produits ou services, d’échange de technologie et de développement de contacts avec des clients. Il peut également servir à la supervision des activités de la société mère en Chine.
Côté inconvénient, le bureau de représentation n’a aucune relation légale à l’égard des tiers à l’entreprise principale avec lesquels il n’a pas le pouvoir de contracter, de conclure de contrats, donc il est un simple relais de l’entreprise. Il ne permet donc pas d’émettre des factures à des clients présents en Chine.
Autre point il faudra nécessairement passer par une agence tiers (type FESCO) pour signer un contrat de travail avec un chinois. Vous pouvez effectué votre recrutement vous même mais il faudra forcement passer par une de ces agences.
Dernier point pour ouvrir une bureau représentatif, il est nécessaire de louer un locale dans un building de grade A, aux alentours de 500 euros par mois pour 20/30 m2 à Shanghai.
Les sociétés à capitaux 100% étranger.
WOFE est l’abréviation anglaise désignant une société étrangère détenue à 100% par un ou plusieurs actionnaires étrangers en Chine (« Wholly Owned Foreign Enterprise« ).
Les activités d’une WOFE peuvent être les suivantes :
- Commerce, distribution, trading import-export : Activités à caractère purement commercial. Ce type d’entreprise est également appelé FICE (« Foreign Invested Commercial Enterprises »).
- Production et assemblage : Achat local et importation pour revente locale et/ou export.
- Services et Consulting : Services aux entreprises ou aux particuliers.
Ce statut peut garantir une autonomie de gestion et évite d’avoir un partenaire chinois. Elles sont organisées sous forme de sociétés à responsabilité limitée. Le capital social minimum est fixé par la législation suivant l’activité de l’entreprise.
Les WFOE et FICE peuvent avoir un investisseur qui est une personne morale ou physique.
Leur création doit d’abord être soumise à une commission d’approbation locale des investissements étrangers. Pour commencer il faut un bail attestant de la location d’un local. C’est un pré requis nécessaire à toutes demandes. Ensuite il faut rédiger un projet d’investissement (étude de faisabilité) ainsi qu’exigé par l’administration. Cette étude contient des informations relatives à l’investisseur, à ce qu’il souhaite faire en Chine et au budget qu’il prévoit d’allouer a son investissement. Une fois votre enregistrement auprès de l’administration du Commerce accomplie et votre licence délivrée, vous devez alors vous enregistrer auprès des autres administrations (affaires sociales, fiscales, douanières, statistiques, …).
Le capital d’une WFOE doit être payé obligatoirement en devises étrangères (USD, EUR…) et en provenance de l’étranger (les échéances de son versement se négocient aussi avec les zones ou districts de tutelle).
Le rapatriement des bénéfices est bien sur autorisé, en vertu de la loi chinoise sur les mesures applicables aux investissements étrangers.
Les entreprises à investissements étrangers (les joint-ventures)
Ces entreprises sont détenues à la fois par des étrangers et des chinois. Même si dans le droit chinois le montant minimum du capital n’est pas fixé, dans la pratique il tourne autour du million de yuans.
La loi chinoise oblige les investisseurs étrangers en partenariat avec des investisseurs chinois d’investir dans des sociétés commerciales ou dans des sociétés de droit commun chinois appelées sociétés à responsabilité limitée et société par action.
Deux types de joint ventures sont possibles
- Le joint-venture à capitaux mixtes : la participation des étrangers dans ces entreprises n’est pas plafonnée et les bénéfices redistribués proportionnellement à l’apport initial de chacun. La part étrangère doit être d’au moins 25% du capital de la société.
- Le joint-venture contractuel : toutes les modalités de répartition des bénéfices et la part sont déterminées par contrat.
Création d’une société chinoise
C’est la solution la moins onéreuse et la plus simple en termes de formalités administratives. Mais c’est aussi la plus risqué car vous devez pour cela mettre la société au nom d’un(e) chinois(e) (ou d’une société chinoise partenaire).
Vous aurez pour votre part un statut d’employé (quel que soit votre titre) de cette société. Vous n’avez en votre nom propre aucun contrôle directe sur cette société.
Le capital de cette société chinoise est payable localement, en Rmb, et le siège de cette société étant bien sur en Chine, le rapatriement des bénéfices à l’étranger n’est pas envisageable en tant que tel puisqu’une société chinoise n’est pas censée avoir de maison mère à l’étranger.
Logica s’intéresse à l’Inde
8/06/08
Logica expose dans un article du monde informatique sont intérêt grandissant pour l’Inde.
Travailler avec l’Inde, c’est collaborer avec « le plus grand réservoir de talents au monde dans les technologies IT ». Mais pour garantir l’efficacité des équipes mixtes, encore faut-il bien comprendre les modes opératoires en vigueur dans le pays.
L’essor des services externalisés vers l’Inde conduit Logica à former spécifiquement ses équipes. En 2008, 550 collaborateurs de Logica France (sur 9 000 salariés) seront ainsi sensibilisés aux problématiques interculturelles. La SSII souhaite les voir aborder de la façon la plus appropriée, et donc la plus efficace, la collaboration avec des équipes indiennes.
Mais Logica entend aussi convaincre ses clients des atouts d’une telle association. Elle a monté avec Akteos des sessions spécifiques sur les métiers de l’informatique en Inde et sur les meilleures pratiques pour travailler ensemble. A l’occasion d’un séminaire qui s’est tenu jeudi 29 mai dans ses locaux parisiens, la SSII a présenté à ses clients le témoignage de collaborateurs et partenaires engagés depuis plusieurs années sur des projets offshore avec l’Inde.
120 000 nouveaux diplômés en IT tous les ans
Certains clients, tentés par l’expérience, hésitent en invoquant les difficultés rencontrées par d’autres entreprises dans leur quête indienne. « Oui, c’est difficile, mais cela marche, affirme Jean-Louis Simoneau, président d’Omega Hightech, spécialiste de l’outsourcing en Inde. Il cite le cas de grandes entreprises françaises qui « signent, persistent et réussissent » là-bas, car elles prennent en compte les facteurs-clés de succès. Il y a sur place « le plus grand réservoir de talents au monde dans les technologies de l’informatique », rappelle le consultant en pointant les 120 000 nouveaux diplômés formés tous les ans par le pays dans ces disciplines (qui s’ajoutent aux « 3 millions de diplômés dans d’autres secteurs que la IT »). « Des sociétés comme IBM ou Oracle y ont déjà quelque 40 000 ou 50 000 collaborateurs, souligne-t-il. Des savoir-faire exceptionnels s’y sont développés, dans le test, la validation des prototypes, le design des architectures, le développement et la maintenance des produits et applications ».
La rétention des personnes : un problème majeur
Sur les rémunérations pratiquées, beaucoup d’idées reçues circulent. Néanmoins, Jean-Louis Simoneau admet que le salaire brut reste faible. Sur une échelle où les Etats-Unis représentent l’index 100, la France est à 85, le Japon à 141, l’Allemagne à 89, la République Tchèque à 37 et l’Inde à 16, énumère-t-il.
Pour autant, le montant du salaire ne sera pas divisé par six car « il y a des coûts induits ». En outre, « les cadres supérieurs sont très bien payés, à un tarif comparable à la France, et il y a une surenchère ». Le consultant reconnaît aussi qu’en Inde, dans le secteur de la IT, les augmentations de salaires avoisinent les 15% par an et le turnover plus de 25%. « Les process de rétention des personnes sont majeurs : attention de ne pas vous retrouver au bout de six mois avec seulement trois personnes qui connaissent votre projet ! »
Pour travailler avec des équipes indiennes, il est nécessaire de mettre en place des gouvernances particulières de projets, conclut-il. L’organisation est la clé du succès, il faut que les responsabilités soient clairement établies et écrites.Une organisation rigoureuse s’impose
Jean-Marie Barret, directeur de mission outsourcing chez Logica, est responsable d’un projet de maintenance en offshore. Son expérience de l’Inde a démarré il y a deux ans. « Nous sommes immédiatement confrontés aux procédures », témoigne-t-il. Les sociétés travaillent avec une certification CMM (Capability maturity model) de niveau 5 [CMM, aujourd'hui intégrée dans la méthodologie CMMI, a été conçue pour améliorer les processus des sociétés de services].
Les procédures ne manquent pas, tant pour organiser les visites en France que pour établir les « Request for resources ». « Il faut remplir de nombreux formulaires spécifiques », ce qui se justifie, explique le responsable de projet de Logica, si l’on considère que l’on s’adresse à des centres de services qui comptent des milliers de personnes (« jusqu’à 70 000 dans certains centres »).
« Ce sont des usines dotées d’outils standards avec lesquelles on ne peut pas travailler dans l’urgence comme nous avons pris l’habitude de le faire en France, poursuit Jean-Marie Barret. Il faut parler ‘process’ avec ces équipes et avancer pas à pas. On doit apprendre leur vocabulaire et leurs métriques, et aligner l’ensemble des intervenants sur ces indicateurs. »Impliquer les responsables indiens dans le pilotage des projets
Quand 7 000 km de distance séparent les collaborateurs, une fluidité s’impose dans la communication. « Il faut mettre en place les bons outils au bon niveau : ‘chats’, ‘workspaces’, intranets, outils de virtual working, etc. nous permettent d’aller plus vite », confie le directeur de mission qui constate beaucoup d’allers/retours entre équipes indiennes et françaises, même si les spécifications ont été très détaillées. Le respect du ‘process’ et un travail à distance efficace constituent les deux piliers pour mettre en place un modèle industriel avec l’Inde, conclut Jean-Marie Barret en insistant sur un point essentiel : « Impliquer les responsables indiens dans le pilotage demeure une clé de succès ».
par Maryse Gros .
Des bénéfices en retrait pour les SSII indiennes au 4ème trimestre
15/05/08
Le ralentissement économique engendré par la crise aux Etats-Unis fait également des victimes en Inde. Les SSII, même les plus grosses, comme Wipro ou Infosys, revoient en effet leurs prévisions à la baisse.
La SSII indienne Wipro subit un peu plus que sa concurrente Infosys le ralentissement de l’économie américaine et de l’appréciation de sa monnaie par rapport au dollar. Sur son 4ème trimestre fiscal, échu au 31 mars dernier, son bénéfice net est presque égal (+2%) par rapport à l’an dernier, à 219 M$, pour un chiffre d’affaires de 1,4 Md$ (+29%).
Infosys a également annoncé des résultats en retrait par rapport à l’année précédente, son chiffre d’affaires ayant progressé de 35%, à 4,18 Md$, contre +53% en 2007.
Pour soutenir sa stratégie visant à se rapprocher de ses clients et à fournir des prestations de services à l’échelle internationale, la SSII a également ouvert des centre de BPO (business process outsourcing) en Pologne et aux Philippes. Elle s’est aussi installée à Atlanta, en Géorgie (Etats-Unis).
Dans quelques jours, ce sera au tour de Tata Consultancy Services d’annoncer des résultats.
Les Français veulent développer l’« outsourcing » en Inde
31/03/08
Tiré d’un article paru dans « les echos« .
La plupart des SSII tricolores (Capgemini, Atos Origin, Steria…) ont pris le train de l’« outsourcing » (sous-traitance) en marche en délocalisant une partie de leurs activités en Inde.
(…) Pourtant, tous les investisseurs français n’ont pas encore véritablement pris la mesure de l’explosion de ce gigantesque marché.
(…)Malgré la hausse des salaires (+ 15 % en 2007), la sous-traitance a encore le vent en poupe. Mais, hormis Capgemini, qui a passé le cap des 17.000 salariés grâce au rachat de l’indien Kanbay fin 2006, les SSII françaises restent en retard. Selon Nasscom, l’association indienne des sociétés de logiciels, les Etats-Unis ont délocalisé en Inde 2,8 % de leurs ressources en personnel dans les services informatiques, le Royaume-Uni 5,9 %, l’Allemagne 1 % et la France 0,2 %.
(…)Atos veut porter ses effectifs dans le pays de 2.300 à 6.500 employés en 2009 et cherche à y effectuer une acquisition.
Avec la reprise de la firme britannique Xansa en 2007, le français Steria compte désormais 27 % de son personnel en Inde, sur un total de 20.000 salariés, et veut passer à 40 % d’effectifs offshore en 2010. « L’Inde est une fabuleuse opportunité pour nous aider à gagner en productivité, alors qu’on est en Europe sur un marché sous pression au niveau des prix. Un ingénieur indien gagne 6.000 à 7.000 euros par an, contre 35.000 euros pour un ingénieur débutant en France », explique François Enaud (…)
35% des grands comptes accros à l’offshore
29/03/08
Le SYNTEC informatique vient de présenter son rapport « Bilan 2007 et perspectives 2008 du marché des logiciels et services« .
Après une croissance de +6,5% en 2007, l’activité devrait croître de 5 à 7% en 2008. Avec une croissance de 6,5%, le marché français des Logiciels & Services a connu en 2007 une 3ème année consécutive de croissance supérieure à 6%. Ce marché a enregistré une croissance globale de plus de 25% depuis 2003.
Plusieurs tendances attendues ont été confirmées par le SYNTEC. Ainsi, l’offshore continue sa percée dans les grands comptes : 35% s’y adonnent sans retenue, 25% de manière encore expérimentale et 40% restent rétifs.

Il apparati cependant que l’offshore est peu adapté au marché des PME (16% du marché des Logiciels & Services) et très limité sur le midmarket (23% du marché).
La progression de l’offshore en France est conforme aux prévisions qui annonçait 4% du CA 2007.
Les salaires du développement offshore / nearshore
27/02/08
De nombreux critères sont importants lors du choix d’une destination offshore. Par exemple le nombre de ressources disponibles dans le pays, la qualité des infrastructures, le système éducatif, le système économique et politique, le niveau de formation des ingénieurs ou encore leur salaire sont autant de paramètres à prendre en compte.
La réduction des coûts est l’une des motivations premières d’une entreprise qui fait appel à l’offshore. Cette réduction dépend en partie de la rémunération qu’il faudra verser aux ingénieurs locaux.
Nous allons donc faire ici un petit tour des salaires des principales destinations offshores.

Salaire du développement offshore en Europe de l’est et Afrique du sud

Sur le graphe ci-dessus ne sont pas présent la Tunisie et le Maroc qui ont un niveau de salaire équivalent à la Russie ou à la République Tchèque. De même Madagascar et l’île Maurice ont des coups très faible, inférieur à ce qui se pratique en Inde (par contre infrastructure, nombre de ressource, niveau de formation sont moins bon).
Dans cette zone les pays attrayant sont la Roumanie et la Slovaquie qui se développent de plus en plus dans le secteur des services informatique. La Roumanie, comme le Maroc et la Tunisie, à l’avantage de fournir de nombreuses ressources francophones. La Russie est également intéressante pour ces coûts réduits et le niveau de son enseignement.
Salaire du développement offshore en Amérique (Sud, Nord)

Le Canada est une destination très attractive pour les USA pour son niveau de compétences, sa proximité, et des coûts environ deux fois moins chèrs.
Les pays d’Amérique du Sud (Costa Rica, Mexique, Brésil ou Argentine) présentent un niveau de salaire équivalent à ce qui se fait en Europe de l’Est. Le niveau de compétences y est bon (notamment en Argentine) mais pour le moment ils s’intéressent essentiellement au marché Américain.
Salaire du développement offshore en Asie

Le Vietnam est clairement la destination la moins chère, par contre la qualité n’est pas encore tout à fait au rendez-vous. Il y a un manque de ressources compétentes et les infrastructures doivent être améliorer.
La Chine et l’Inde font jeu égal sur ces chiffres datant de 2005 même si aujourd’hui la Chine est moins chère. Les deux pays fournissent un grand nombre de ressources ayant un bon niveau de formation. L’avantage linguistique et culturel est du côté de l’Inde mais les salaires sont amenés à y augmenter rapidement.
Récapitulatif et prévision pour 2010
| Pays | Salaire moyen en 2005 ($) | Salaire moyen en 2010 ($) |
| Vietnam | 5,503 | 7,827 |
| Chine | 8,455 | 11,972 |
| Inde | 8,485 | 12,877 |
| Thaïlande | 9,651 | 11,686 |
| Philippines | 10,736 | 14,918 |
| Romania | 13,708 | 17,329 |
| Brésil | 14,087 | 18,324 |
| Slovaquie | 14,786 | 18,163 |
| Russie | 17,882 | 25,316 |
| Malaysia | 18,564 | 23,024 |
| Costa Rica | 18,641 | 26,39 |
| République Tchèque | 19,125 | 26,203 |
| Mexico | 19,427 | 24,559 |
| Hongrie | 22,76 | 30,172 |
| Pologne | 26,38 | 34,152 |
| Afrique du sud | 31,957 | 38,881 |
| Israël | 32,599 | 37,975 |
| Singapour | 36,7 | 43,169 |
| Canada | 37,589 | 45,513 |
| Ireland | 48,178 | 56,396 |